• T.L.

Derrière la visière de... Anthoine Hubert.


En ce début de saison 2019, Anthoine Hubert n'est plus inconnu de grand monde. Champion du monde de GP3 en 2018, auteur d'un début de saison 2019 impressionnant avec BWT Arden en F2, finissant à une splendide 4e place lors de la première course à Sakhir, et 9e lors de la seconde, ce c'est une 10e place et une 11e place qu'il décroche à l'issue du dernier weekend de course à Bakou. Petit à petit, il parvient à se créer un nom parmi les non-connaisseurs de sport automobile. Son affiliation avec Renault, couplé avec son statut de pilote de simulateur pour l'écurie française fait de lui l'avenir du sport automobile Français en Formule 1. Il est pour beaucoup, le prochain pilote de Formule 1 Français. C'est avec beaucoup de fierté que FORMULA est en mesure de vous proposer cette interview.

Mesdames et Messieurs, je vous propose donc de passer avec moi, derrière la visière d'Anthoine Hubert.

Tu as débuté en GP3 en 2017. Le bilan était plutôt très bon, 4e au classement général, 4 podiums, un seul weekend hors des points. Dans quel état d'esprit étais-tu ?

C'est vrai que la saison était bonne. Je n'ai pas fini dans les points qu'a Spa, donc oui, la saison était bonne. Mais malgré tout, les objectifs n'étaient pas atteints personnellement. J'ai terminé 4e, mais j'ne voulais plus, j'étais pas satisfait de cette 4e place. C'est pour ça que j'ai décidé de continuer en GP3.

L'année suivante a été l'année de la consécration. Le titre, les victoires, l'affiliation avec Renault. C'est ta plus grande fierté à l'heure actuelle ?

L'année dernière était une très belle année. Je visais le titre, et je ne m'en suis jamais caché. Je savais quoi améliorer, et quoi faire pour jouer le titre. Mais voilà, c'est difficile, il y a de très bons pilotes. Certes, ça reste la plus belle ligne de mon palmarès, parce que c'est la plus haute catégorie dans laquelle j'ai roulé, mais je suis globalement fier de ce que j'ai réussi à faire tout au long de ma jeune carrière. Réussir en monoplace et arriver là où j'en suis sans être un fils de milliardaire, d'un ancien pilote, d'une star etc est très difficile. Les saisons coûtent cher et trouver le budget n'est pas facile. Donc je suis aussi très fier d'être là où je suis en étant qui je suis.

Cette année, tu seras en F2 avec BWT Arden. Quels seront tes objectifs ? Qu'est-ce qu'on pourra attendre de toi ?

Cette année sera compliquée. Les courses sont plus longues, le niveau monte d'un cran, on intègre les arrêts aux stands, etc. Il y aura des pilotes qui en seront à leur 3e, 4e année voir même 5e. Donc forcément, ce sera difficile. Il faudra apprendre vite pour être capable de performer. Arden s'est associé avec HWA pour être plus compétitif. Ces dernières saisons, l'écurie a eu du mal, mais ils travaillent beaucoup pour revenir en haut. C'est une écurie qui a eu de très bons résultats dans le passé et l'objectif pour elle est forcément de revenir à ce niveau là.

Après deux weekend de courses, qu'est-ce que tu peux nous dire sur ton début de saison ?

Je pense que le début de saison est encourageant. Après les essais de pré saison, il était difficilement envisageable de viser le Top 10 pour les premiers meetings de l'année et nous y avons été à Bahreïn et Bakou qui sont deux circuits que je ne connaissais pas. Tout n'est pas parfait pour autant, nous avons une marge d'amélioration et devons travailler pour être encore meilleurs et réaliser de beaux résultats.

Est-ce que tu as, dans un coin de ta tête, le désir de piloter pour Renault dans un futur proche ? Que ce soit en simulateur, en essais privés, etc.

Bien sûr. L'an passé, j'étais déjà pilote simulateur, et pour cette année, j'ai un programme de simulateur de prévu oui. Après, évidemment que j'ai envie de plus, mais voilà, c'est difficile, rien n'est fait. Il y a encore du travail à fournir, mais en tout cas, je fais le maximum pour que ça arrive.

Avec la F2 en 2019, tu complètes une progression exclusivement faite de monoplace. L'objectif logique serait-il donc la F1 ? Avec mon statut actuel, l'objectif est bien sûr la Formule 1. Signer en F2, intégrer la Renault Sport Academy n'aurait pas eu grand sens sinon. Après, il est très difficile de planifier une carrière. Je me concentre sur le travail que j'ai à abattre, et je réfléchis généralement en fin de saison à la suite, en fonction des opportunités disponibles. Donc même si l'objectif sur le long terme est la Formule 1, je reste très concentré sur ma situation actuelle, et la saison actuelle.

Propos recueillis en Février 2019.

Article bouclé le 29 Avril 2019.

https://franceracing.fr/gp3/anthoine-hubert-rien-nest-encore-decide-pour-la-saison-prochaine/

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