• T.L.

Les meilleures premières fois (🔞)


https://www.motorsportmagazine.com/previews/f1/2016-abu-dhabi-grand-prix-preview

Vous vous êtes encore fait avoir ? Ou vous avez cliqué volontairement ? Non parce que bon.. J'ai fait le coup y'a un mois quoi.. M'enfin bon.. Maintenant, autant rester ici, et lire cet article..

Nombreux sont les circuits qui rêvent d'accueillir un Grand-Prix de Formule 1, que ce soit pour proposer une nouvelle destination au grand cirque de la F1, pour faire vivre son territoire, ou simplement pour gagner de l'argent. Ce sont donc tous les moyens qui sont mis en oeuvre pour donner une première impression fantastique, et permettre aux organisateurs de se satisfaire, et à la FIA de se contenter de son choix. Nous allons donc voir dans cet article, cinq courses, et non pas 18 comme précisé dans le titre et sur la miniature, qui ont été de véritables cadeaux, pour les organisateurs, les pilotes et les fans. Ce n'est ni un classement, ni une comparaison.

Ceci étant fait, mesdames et messieurs, je vous propose donc de replonger avec moi dans l'histoire, pour découvrir ou redécouvrir les meilleures premières courses.

En 1970, la Formule 1 découvre un tout nouveau circuit, situé en plein cœur d'une forêt, perdue au beau milieu de l'Allemagne, non loin d'une petite ville. Alors sur une série de trois victoires (Pays-Bas, France, Grande-Bretagne), Jochen Rindt espère pouvoir décrocher le titre en fin de saison. Pour cela, il doit continuer à performer, et à gagner.

La course fut marquée par les abandons de nombreux favoris pour la victoire. D'abord, Brabham, au 5e tour, victime d'une fuite d'huile. Au 15e tour, il est suivi par Regazzoni, qui par en tête-à-queue à cause d'une boite de vitesse endommagée. Ickx, alors en tête, se donne corps et âme dans une bataille avec Rindt. Les deux hommes s'échangent la première place 5 fois dans les 10 derniers tours. Au terme de cette bataille, c'est l'Autrichien qui sort vainqueur, pour seulement 0.7 secondes d'avance sur le Belge.

Ce fut la dernière victoire en Grand-Prix de Jochen Rindt, qui perdit la vie un mois après, à Monza. Il devint par la suite Champion du Monde, le seul à ce jour, à titre posthume.

Fuji accueillait en 1976 la dernière manche de la saison. James Hunt, alors poursuivant de Niki Lauda, doit terminer au moins troisième, et devant l'Autrichien, s'il veut être titré. De son côté, Niki Lauda court après une couronne qui serait incroyablement symbolique, ayant frôlé la mort quelques mois plus tôt, en Allemagne, au Nürburgring. Les conditions météos sont exécrables. Il pleut à torrent, la visibilité est faible, et la sécurité de l'époque n'est pas celle de nos jours.. Alors toujours traumatisé par son accident en Allemagne, Niki Lauda préfère ne pas prendre de risque dans des conditions similaires à son crash, et met son titre en jeu pour préserver sa vie. James Hunt à alors le champ libre pour être titré, mais ses espoirs sont réduits à néant lorsqu'il crève, à quelques tours de la fin. Il rentre aux stands, et entame une remontée impossible, pour espérer se hisser à la 3e place. Après le passage du drapeau à damier, le Britannique rentre aux stands, furieux, et manque d’agresser physiquement son directeur sportif. Ce dernier le calme, et lui annonce qu'avec son pilotage incroyable, Hunt a réussi. Il était Champion du Monde.

C'est une histoire connue de beaucoup, grâce à l'excellent film Rush (2013). On y voit la rivalité Lauda/Hunt, quelque peu romancée, mais avec beaucoup de faits réels. Cette dernière course à Fuji est par exemple l'un des chapitres saisissant du film.

Cocorico ! C'est en 1991 que la Formule 1 arrive à Magny-Cours, ce bijou du sport automobile Français, rénové et amélioré pour la catégorie reine. Les Français sont très bien représentés, avec 5 pilotes, dont un duo tricolore chez Ferrari. Alesi et Prost, essuient alors un début de saison difficile, marqué par une Ferrari capricieuse et en manque de fiabilité. Devant son public, Alain Prost se sent pousser des ailes, et se qualifie 2e, derrière Riccardo Patrese. Il s'envole de la meilleure des manières, quand le pôle-man manque de caler. Nigel Mansell, 4e à l'extinction des feux, se hisse au second rang, dès les premiers mètres. Plus tard dans la course, alors que Prost s'engage pour dépasser une Jordan, Nigel Mansell le surprend, et se jette à l'intérieur à l'épingle Adélaïde. Au jeu des arrêts, c'est le Français qui reprend l'avantage, et qui se dirige tout droit vers une victoire à domicile. Mais c'était sans compter la hargne du Britannique, qui dévore la Ferrari, toujours au virage Adélaïde, qui faisait alors la manœuvre gagnante. Cette victoire permit alors à Mansell de devenir l'anglais de plus victorieux de l'époque, avec 17 victoires. Un chiffre dérisoire comparé aux records d'aujourd'hui..

Alors à la recherche de nouveauté, la Formule 1 se dirige vers la ville-état de Singapour, qui allait accueillir la toute première course nocturne de l'histoire de la discipline. Avec son tracé atypique, ses virages à 90°, ou très rapides, et ses murs très proches, tout était rassemblé pour faire de cette course une réussite.

Massa et Hamilton, tous les deux à la conquête du titre, s'élancent en première ligne. La valse des arrêts commence, au 13e tour, quand Fernando Alonso se précipite à son box. Au même moment, de l'autre côté du circuit, son coéquipier, le célèbre Nelsinho Piquet, «"perd le contrôle"» de sa monoplace, et finit sa course dans le mur. Alonso gagne un arrêt gratuit, quand tous les autres doivent rentrer plus tard. Lors de son entrée aux stands, Massa repart trop tôt, et emporte avec lui le tuyau de ravitaillement. C'est fatal au Brésilien, qui doit s'arrêter, pour que ses mécaniciens lui viennent en aide. En fin de course, Sutil et Räikkönen partent tous les deux à la faute, causant une nouvelle interruption de la course. C'est Fernando Alonso, alors parti 15e, qui remporte la victoire, dans une course qui restera mémorable, pour de nombreuses raisons.. Plus tard, il aura été démontré que la victoire de l'Espagnol était acquise suite à une tricherie, Piquet provoquant sciemment son accident. Alonso prive ainsi Rosberg de la plus haute marche du podium, ce qui aurait été sa première victoire en Formule 1.

Les ambitions des organisateurs du Grand-Prix de Corée sont énormes. Leur idée ? Construire un circuit, autour duquel une ville sera construite, rendant le complexe semi-urbain, moderne, et ultra-fréquenté. Spoiler Alert : ça n'a pas marché. Du tout. Mais une chose a fonctionné ici, c'est la première course, qui fut.. animée.

Alors à la chasse à la couronne mondiale, Webber, Hamilton et Alonso veulent tous les trois remporter cette course. Le départ est donné sous une pluie battante, poussant rapidement l'Australien à la faute, le faisant ensuite faucher Rosberg. Les conditions sont piégeuses, sur un tracé neuf, dont l'asphalte est encore relativement glissante. Résultat des courses, un festival de tête-à-queues. Alors en tête, et bien parti pour revenir sur les hommes de tête au classement, Sebastian Vettel souffre d'un problème mécanique. Alonso en profite, le double, et s'empare de la tête de la course. L'Allemand est contraint à l'abandon à une dizaine de tours de la fin seulement, et rejoint une très longue liste de pilotes ayant abandonné. Fernando Alonso remporte la course, et se rapproche très fortement du titre.

La suite, on la connaît tous : Vettel effectue une remontée incroyable, double Hamilton, Webber et Alonso, pour s'adjuger sa toute première couronne mondiale. Pour le circuit, l'histoire est moins belle. Le tracé continuera d'accueillir la Formule 1 jusqu'en 2013, et verra d'autres de ses courses devenir des événements mémorables, mais pour d'autres raisons.

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