• T.L.

Un tour de.. SILVERSTONE.


FORMULA.

C'est ici, il y a 70 ans, que tout a commencé. Sur un tracé construit sur un ancien aérodrome militaire, les premiers pilotes de Formule 1 prenaient part à la première course de Formule 1 de l'histoire. Sept décennies plus tard, le circuit est toujours présent au calendrier, et est incontestablement indéboulonnable, tant le tracé est intéressant, et les dernières éditions passionnantes. Dans le jargon, c'est ce qu'on appelle un monument..

Mesdames et Messieurs, je vous propose donc de partir avec moi pour un tour historique du circuit du Silverstone.

1950-1973.

Comme souvent à l'époque, c'est un ancien aéroport qui est privilégié pour accueillir une course de voiture en Angleterre. Ainsi, les pilotes arrivaient à Silverstone sans savoir qu'ils étaient à deux doigts de bousculer l'histoire du sport automobile. Sur un tracé long de 4.649 km, dont la ligne droite à été déplacé en 1952, 24 pilotes allaient participer à la toute première course de l'histoire de la Formule 1. Le dessin du circuit, similaire à de nombreux points à celui que l'on connaît aujourd'hui, proposait aux pilotes un enchaînement de virages rapides, sans compter le virage lent du circuit, Becketts. Et oui, cela parait fou de nos jours.. C'était Giuseppe Farina qui dominait cette grande première, avec la pôle, la victoire, et le meilleur tour. C'est donc également le tout premier Grand-Chelem de l'Histoire. Il se voyait alors décerner le trophée Mervyn O'Gorman, qui allait rester le même jusqu'en 1970. Cette année-là débarque le Trophée de l'Automobile Club Royal, la fameuse coupe dorée que l'on voit chaque année. Jim Clark l'a d'ailleurs remporté à trois reprises, dont deux fois, en 1963 et 1965, lors des deux seuls podiums 100% British de l'histoire de Silverstone. John Surtees et Graham Hill étaient également sur ce podium. Les deux fois. Autre exploit, celui d'Onofre Marimon, qui empochera un podium inespéré en 1953, après être parti de la 28e position sur la grille. Enfin, petite anecdote assez extraordinaire, lors de l'édition 1954, sept pilotes ont réalisé le meilleur temps, tous les sept en 1:50.000.

1975-1990.

En 1975, et en 1987, les organisateurs décident de rajouter un virage lent, avant la ligne droite de départ/arrivée.

Ainsi, de 1975 à 1985, un enchaînement de trois virages est créé, obligeant les pilotes à faire un droite/gauche/droite avant d’entamer la ligne droite. L'idée est plus ou moins conservée en 1987, lorsque la chicane est modifiée. Les organisateurs décident alors de ne placer qu'une chicane, avant le dernier virage, qui lui redevient une courbe rapide.

En 1977, James Hunt remporte sa seule et unique victoire à Silverstone, en réalisant un Grand-Chelem. Il avait cependant déjà remporté son Grand-Prix à domicile en 1976, à Brands Hatch, qui alternait alors l'organisation avec Silverstone. Mais sur ces deux versions, c'est notre Professeur national, Alain Prost, qui fut le plus à l'aise, en remportant la course à quatre reprises, deux sur chaque version du circuit. Mais le plus rapide reste Nigel Mansell, local de l'épreuve, qui signe quatre meilleurs tours en quatre années consécutives. Il déclarait alors « Piloter devant son public peut facilement faire gagner quelques dixièmes ». Visiblement, on le croit..

1991-1993.

Gros changement en 1991, le tracé est métamorphosé, et ressemble de plus en plus à celui que l'on peut voir au calendrier actuel.

Apparaissent alors un enchaînement de virages type escargot juste avant la ligne droite de départ/arrivée, et un nouvel enchaînement de virages rapides, à la place de l'ancien virage lent de Becketts. C'est la naissance du mythique enchaînement Maggots-Becketts-Chapel. Autre virage mythique qui prendra forme, Bridge.

Sur cette nouvelle version, c'est Nigel Mansell qui est le roi. Sur ses trois éditions, ce tracé offrira à deux reprises un Grand-Chelem au local. Il devient, par la même occasion, le recordman de meilleurs tours à Silverstone. Mais notre drapeau tricolore n'est pas oublié, puisqu'Alain Prost, remporte la manche de 1993, après avoir signé la pole. Damon Hill, également chez lui, signe cette même année le meilleur tour.

1994-2009.

En 1994, on change légèrement le tracé, puis il en ira de même en 1996, avant que l'on se rende compte que c'était mieux avant (tout était mieux avant.), et que l'on revienne presque à la version de 91 en 1997.

Cette année de 1994 est marquée par la perte d'Abbey, ce virage gauche rapide, remplacé par une nouvelle chicane. Au bout de deux éditions, les organisateurs décident de changer Stowe cette fois-ci, et de lui redonner une forme arrondie, comme il avait toujours eu. On raccourcit également l'escargot, pour une seule et unique année, puisqu'en 1997, on opte de nouveau pour le même escargot qu'en 1991.

En 1995, Johnny Herbert, remporte sa première course en Formule 1, chez lui. L'une de ses trois victoires dans la catégorie reine. Les éditions de 96 et 97 sont remportées par Jacques Villeneuve, qui échouera, les deux fois, à un rien du Grand-Chelem. Ce combo ne sera d'ailleurs plus réalisé jusqu'en 2009, année où Sebastian Vettel signe la pole, remporte la course, et signe le meilleur tour. Avant lui, en 2007, pour sa première année en Formule 1, Lewis Hamilton signe la pole position, mais échoue dans sa course à la victoire. Il sera cependant récompensé l'année suivante, en signant l'une de ses courses référence, et en lançant ce qui sera le record de victoire ici. Enfin, pour le côté insolite, en 1998, alors qu'il menait la course, Michael Schumacher est sanctionné de 10 secondes de pénalités. Il décide d'effectuer sa pénalité lors du dernier tour, au moment de franchir le drapeau à damier. Comme la ligne d'arrivée est matérialisée à l'entrée des stands, il a théoriquement effectué sa pénalité à la fin du Grand-Prix.

DEPUIS 2010.

Enfin, en 2010, le circuit change drastiquement, est une extension est ajoutée, supprimant définitivement deux virages mythiques.

Bridge est supprimé, et Abbey radicalement changé, pour laisser place à un enchaînement droite gauche rapide, et un nouvel escargot. La ligne droite de départ/arrivée, située au même endroit depuis 1952 est de nouveau déplacée, vers son emplacement plus ou moins originel de 1950.

Sur ce tracé, les courses sont souvent intéressantes, peu importe pourquoi, et comment. On se souvient, en 2013, de l’hécatombe pneumatique, qui avait ridiculisé Pirelli. L'année suivante, Lewis Hamilton continuait la création de son record de victoires ici, en enchaînant quatre victoires consécutives, un autre record. Tout comme celui des six poles positions, qui pourrait, s'il en signe une nouvelle, devenir un record de pole à domicile supérieur à celui d'Ayrton Senna (6 poles au Brésil).

Quelques chiffres !

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