• P.W.

Pré-Grille Juniors : W Series.


https://f1ingenerale.com/f1-gp-austria-analisi-pista-la-sfida-continua-sulle-montagne-austriache/
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Les pilotes féminines de W Series sont ENFIN de retour ! Presque deux ans après la dernière course en Août 2019 à Brands Hatch, et une pandémie plus tard, le championnat 100% féminin de monoplaces fait son grand retour. Je vous ai déjà écrit une première présentation des W Series (les objectifs du championnat, le bilan de la 1re saison, les avantages, les inconvénients) il y a un peu moins de deux semaines. Ici dans cet article, on parle de nos pilotes 2021 et de la saison à venir !


Avant de parler des pilotes, évoquons rapidement la grande nouveauté des W Series par rapport à 2019 : les courses ne seront plus en support du championnat DTM allemand, mais bel et bien de la Formule 1 pour toute la saison, au même titre que la F2 ou la F3 (et seront diffusées sur Canal+). Nos 18 pilotes seront sous le feu des projecteurs et seront forcément scrutées par les directeurs d’équipes de Formule 1. Mais attention, les W Series ne sont pas une formule de promotion classique comme peut l’être la FRECA (qui utilise les mêmes voitures). Tout d’abord, les pilotes ne payent pas pour participer au championnat qui finance tout lui-même. Les pilotes sont récompensées par des bourses importantes : on parle de 100 000 euros pour un top 5 au championnat par exemple. En outre, ce championnat est vraiment équitable (pour l'instant) : à l’instar de la FFSA F4, tous les pilotes roulent pour la même équipe, qui prépare toutes les voitures, même si à partir de cette année, des structures types « équipes » seront mises en place, de façon anecdotique. De plus, au niveau des pilotes, si on retrouve de jeunes femmes nées dans les années 2000 qui ambitionnent de monter en F3, F2 puis F1, la doyenne du plateau a plus de 30 ans et est née en 1989. Pour elle, il s’agira plutôt de se mettre en valeur pour rejoindre d’autres championnats (GT, WEC, que sais-je encore). Bref, assez de blabla, passons maintenant à la présentation des pilotes !

Nos 18 pilotes (12 nationalités différentes, pas de Française malheureusement) n’ont pas été choisies au hasard ! Les douze meilleures pilotes de la saison 2019 avaient l’autorisation de se réinscrire au championnat la saison suivante. Et six jeunes rookies ont passé plusieurs phases de sélection, sous l’œil de David Coulthard ou encore d'Adrian Newey.

Les favorites.

Évidemment, LA favorite, c’est la tenante du titre Jamie Chadwick, 23 ans. Au passage, un petit aparté : normalement, les tenants/tes du titre des championnats de formules de promotion FIA n’ont pas le droit de se réinscrire la saison suivante. Cependant, en 2019, les W Series n’étaient pas encore un championnat certifié par la FIA. Elle peut donc redoubler. Par contre, si elle est championne en 2021, elle ne pourra pas s’inscrire la saison prochaine. Fin de l’aparté. Elle a peut-être laissé passer son train pour la F1 l’année dernière. Depuis sa saison catastrophique en Formule Régionale l’an dernier, la pilote de développement Williams F1 s’est un peu relancée en Extreme-E (rallye-raid électrique) chez Veloce, où elle est la coéquipière de Stéphane Sarrazin et y a décroché un premier podium récemment. Cette saison, elle tentera de conserver son titre, dans une saison qui ressemble à son ultime chance en monoplace. À 23 ans, la Britannique n’a plus le droit à l’erreur si elle veut monter jusqu’en Formule 1 un jour.

La vice-championne en titre, Beitske Visser, est bien connue du petit monde de la monoplace. À déjà 26 ans, elle avait notamment roulé face à Sainz ou Gasly en Formule Renault 3.5… en 2014. Alors que sa carrière semblait au point mort, les W Series l’ont totalement relancé et lui ont permis de signer chez Richard Mille pour un programme complet en WEC, en LMP2 (avec une jolie 9e place en LMP2 aux 24 Heures du Mans l’an dernier). Elle a une excellente carte à jouer. Tout comme Alice Powell, troisième en 2019, mais à distance plus respectable du duo Chadwick-Visser. La Britannique de 28 ans s’était fait connaître en GP3 en 2012, en devenant la première femme à marquer un point. Championne de Formule Renault Asie 2014, elle était même passée proche d’une pige en Formule 1 lors du GP d’Abou Dhabi 2014 chez Caterham, quand l’écurie malaise, à l’agonie, organisait un crowdfunding pour rouler. Malgré de belles performances, Powell n’a pas réussi à trouver un volant à temps plein récemment. Elle tentera à nouveau de se démarquer.

Évoquons enfin les deux autres gagnantes de courses de W Series : Marta García (née en 2000) et Emma Kimiläinen (la doyenne, née en 1989). À 20 ans, la jeune Espagnole est peut-être la grosse cote de cette saison. Classée 9e de F4 espagnole en 2017, ancienne membre de la Renault Sport Academy, García a tout de même quelques belles références et semble sur une trajectoire ascendante. À l’inverse, la Finlandaise de 32 ans était l’une des plus rapides en 2019 mais avant manqué un tiers du championnat à cause d’une blessure au cou, datant de 2016. Espérons que sa blessure la laisse tranquille cette fois.

Les outsiders.

Sixième en 2019, la Liechtensteinoise de 23 ans, Fabienne Wohlwend peut faire de jolis coups d’éclat. Pilote de GT en Italie et en Allemagne, elle monte régulièrement sur les podiums. À voir ce qu’elle peut faire. Passons à Vicky Piria, neuvième en 2019, qui était connue comme la Carmen Jorda italienne, à l’époque du GP3 en 2012. Un physique très avantageux et mis en avant mais… zéro point cette année-là. L’an dernier, elle a effectué une pige en Formule Renault Eurocup en marquant un joli point en quatre courses, pour l’une des pires équipes (Bhaitech). La Japonaise Miki Koyama a roulé en Super Formula Lights en début d’année (avec Alesi notamment), mais a fini à la porte des points.

Parmi les Rookies, on surveillera la Norvégienne Ayla Ågren, championne de Formule 1600 aux États-Unis en 2014, spotteuse de plusieurs pilotes ces dernières années, comme Pippa Mann. La Britannique Abbie Eaton, bien connue pour ses apparitions dans l’émission TV, The Grand Tour, a aussi de beaux résultats en GT anglais. La Russe Irida Sidorkova est la benjamine du plateau, à l’âge de 17 ans. Championne de Russie Junior de… rallye en 2018, elle est depuis passée à la monoplace, mais peine encore à trouver du succès. En F3 Asie en début d’année, elle n’a pas marqué le moindre point, alors que ses coéquipiers étaient Patrik Pasma et Isack Hadjar.

Notons aussi la présence de Belén García, 21 ans, sans lien de parenté avec Marta, que j’ai rapidement évoqué en FRECA en début d’année. Pour G4 Racing (l’une des moins bonnes équipes), son meilleur résultat est une 22e place, la faisant pointer à la dernière place du championnat. Deux ans plus tôt, elle devenait pourtant la première femme à remporter une course de F4 espagnole (15e place finale). On pourra parler aussi de Jessica Hawkins, 11e des W Series en 2019, récemment annoncée comme ambassadrice de Aston Martin F1, et cascadeuse dans le dernier James Bond (ce n’est pas une blague!).

Les résultats des essais de pré-saison sur le magnifique circuit d’Anglesey (allez voir sur Google, c’est splendide vraiment) au Pays de Galles n’ont pas été publiés. Difficile donc de dessiner une véritable hiérarchie. On peut facilement se douter que celles qui ont gagné des courses en 2019, joueront encore devant, mais pour le reste… dur d’en savoir plus. Ce premier weekend au Red Bull Ring permettra donc d’observer les forces en présence.



Programme.

VENDREDI

Essais libres – 13h10

Qualifications – 16h30

SAMEDI

Course – 16h30 – Canal+


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