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Pré-Grille Juniors : FIA F2 2022.


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Le pinacle de la pyramide ascensionnelle vers la Formule 1 est de retour ce weekend ! En d'autres termes, bien plus simple, c'est le retour de la Formule 2. Ils seront 22 à s'aligner au départ de chacune des 26 courses (ou 28 si la Russie est remplacée). Des pilotes aux patronymes bien connus, que l'on attendra au sommet de la fiche des temps, et des tracés emblématiques du sport automobile. En bref, encore une fois, cette année, la Formule 2 devrait nous offrir un sacré spectacle.


Pour mieux appréhender ce championnat, passons en revue les différents pilotes, leurs équipes et les attentes autour d’eux.



Les Top Teams.

Comme toujours, certaines équipes devraient truster le haut du classement, grâce à des infrastructures plus abouties, de meilleurs ingénieurs, et un duo de pilotes homogène et de qualité. Car il y a des duos homogènes mais... Enfin bon... Vous avez compris...



Par exemple, un champion dans l'équipe championne en titre, ça a de quoi faire rêver. Pour ceux qui auraient suivi la saison 2021, vous savez que l'on parle de Dennis Hauger, sacré en Formule 3 avec Prema. Logiquement, le Norvégien continue son ascension dans la pyramide de la monoplace, et logiquement, ce chemin se fait avec Prema.


On devrait retrouver une structure forte, comme à l'accoutumée, mais est-ce qu'elle pourra être au même niveau que les années précédentes ? Car même si Dennis Hauger est un véritable talent brut, il ne faut pas oublier qu'il en sera à sa première saison en Formule 2. Et comme on l'a vu il y a quelque temps, le gap entre la F3 et la F2 est immense, aussi bien en matière de performances que de condition physique. Nul doute qu'il se sera préparé, mais il faut se sortir de la tête les exemples courants de ces dernières années, où la normalité est de performer dès sa première saison de F2. Il sera sûrement au niveau, mais peut-être pas au sommet.


Prema comptera également sur Jehan Daruvala pour les aider à conserver les deux titres acquis en 2021. L'Indien reste une véritable énigme, tant ses performances sont soit invisibles, soit brillantes. Il sera de retour dans une équipe qui l'avait vu réaliser une excellente saison de F3 en 2019. Espérons pour lui un bis repetita, après deux années correctes, sans être flamboyantes pour autant.



Parmi les équipes qui s'étaient distinguées l'an passé, Carlin est l'une des seules que je vois réussir à se maintenir. L'équipe britannique alignera deux pilotes talentueux, dont l'avenir n'est certainement pas en Formule 1, mais dont les carrières respectives devraient être riches et à très haut niveau.


Liam Lawson d'abord, qui sera en 2022 à sa deuxième année de Formule 2. Eh oui, ça fait beaucoup de « 2 » pour celui qui portera le numéro 5. Eh oui, ça n'a aucun rapport. Bref. Liam Lawson a plus d'une fois démontré son talent, et a prouvé l'an dernier, à la fois en F2 et en DTM, qu'il pouvait également contenir ses émotions, et éviter de plus en plus de commettre des erreurs bêtes qui lui ont coûté cher dans le passé. Le Kiwi se présente donc comme l'un des pilotes à suivre, incontestablement.


Mais son coéquipier ne sera pas à oublier non plus, bien au contraire. Logan Sargeant sera l'un des rookies qu'il faudra observer cette saison. Passé à quelques unités du titre de Formule 3 en 2020, il s'était retrouvé chez Charouz la saison passée, une équipe qui trustait bien plus le fond de grille que les devants. Pour autant, l'Américain s'est hissé à quatre reprises sur le podium, et a même réussi à décrocher une victoire. Preuve qu'il a un bon coup de volant. Avec une voiture compétitive et de bonnes conditions, on pourrait le voir bien plus souvent dans le haut du panier.



Enfin, dernière équipe qui pourra aborder l'année comme étant un Top Team : ART Grand Prix. Même si l'équipe s'est classée à la 5e place du classement en 2021, tout laisse à croire que cette campagne 2022 sera glorieuse, aussi bien du côté des pilotes que du côté des équipes...


Forcément, tous nos yeux seront braqués sur notre Théo Pourchaire national. Auteur d'une première saison de F2 très bonne l'an dernier, celle-ci doit être celle du titre s'il veut prétendre à un baquet en Formule 1 dès 2023. Et il a toutes les cartes en mains pour y arriver : du talent, un bon entourage, un objectif clair, et une expérience qui pourra s'avérer cruciale face à ses autres concurrents. Pour l'anecdote, tous les pilotes qui ont terminé devant lui en 2021 ne seront plus là en 2022...


À ses côtés, on retrouvera Frederik Vesti. Le Dannois est pour le moins régulier : en deux saisons de Formule 3, il a terminé deux fois à la 4e place, obtenant une victoire par saison, et près de 140 points sur les deux campagnes. Sans être une tête d'affiche clairement identifiée, il fait partie de ces pilotes qui scorent dans la pénombre. Un atout de taille pour ART dans sa quête du titre, et un coéquipier idéal pour Théo Pourchaire. Ce line-up est peut-être le plus complet de la grille.



Les outsiders.

Si l'on enlève les six pilotes cités au-dessus, il nous reste quelques éléments très intéressants que l'on devrait retrouver dans la partie haute du classement, que ce soit pour jouer de gros points, des podiums, voire des victoires...



Jüri Vips en est le parfait exemple. Auteur d'une bonne saison 2022, discrète dans sa majorité, mais pas sans quelques coups d'éclat comme par exemple à Baku. L'Estonien avait alors remporté deux des trois courses du weekend avec une performance XXL sur l'ensemble du meeting. Il avait récolté trois autres podiums dans l'année pour se classer 6e, derrière quatre pilotes qui ne seront plus là en 2022 et derrière Théo Pourchaire. Théoriquement, c'est un prétendant au titre.



On a également hâte de voir quelles seront les performances de Jack Doohan. Car s'il y a un pilote qui peut parfaitement porter l'étiquette d'outsider, c'est bien lui ! L'Australien a pourtant un palmarès qui devrait lui apporter un statut de favoris, avec trois titres de vice-champion, dont celui de FIA F3 2021, près d'une vingtaine de victoires dans sa carrière, et une progression constante. Il sera cette saison dans une équipe qui aura le cul entre deux chaises. En effet, Virtuosi Racing est depuis deux saisons, une équipe souvent très bien placée dans la hiérarchie. Mais c'est en partie grâce à des pilotes talentueux, qui pouvaient sublimer les performances de cette voiture. Ce sera moins le cas cette année, on y reviendra...



Des potentielles surprises ?

Ils seront plusieurs à pouvoir nous surprendre, que ce soit à l'échelle d'une course, d'un meeting, ou de l'intégralité de la saison. Bon, on ne va pas passer en revue chaque pilote capable de briller sur une course, mais on va essayer de vous donner quelques noms à garder dans le radar pour pouvoir dire, en cas de bonnes performances ; « Ah tu vois ! Je le savais... Je te l'avais dit qu'il fallait le surveiller lui ! ».



Avec une monoplace compétitive et un coéquipier capable de jouer la gagne en fin de saison, Marcus Armstrong pourrait être dans un environnement idéal pour lui aussi briller. Malgré que l'engouement que l'on éprouve à son égard baisse d'année en année, le Neo-Zélandais a prouvé par le passé qu'il avait du talent et qu'il pouvait s'en servir pour faire de bonnes choses. Alors ne vous attendez pas à le voir jouer le titre, mais vous pouvez le garder dans votre champ de vision.



Tout comme les deux pilotes MP Motorsport, qui seront pilotées par Felipe Drugovich et Clément Novalak. Un duo qui ne pourra certainement pas prétendre à un titre, peut-être pas non plus à des places régulières dans le Top 8, mais qui pourrait tout de même voler quelques podiums à leurs adversaires.


D'un côté, on a un pilote Brésilien rapide, avec une bonne intelligence de course, et une gestion pneumatique intéressante. Drugovich pourra peut-être mettre au service de son équipe (et de son coéquipier) son expérience acquise chez UNI-Virtuosi, ou tout simplement rééditer des performances remarquables comme il l'avait déjà fait, et déjà avec MP Motorsport...


De l'autre côté, on a Clément Novalak, le second représentant français de la grille, et l'un des quatre francophones. Sa saison 2021 est on ne peut plus bonne, pour ne pas dire excellente, avec un podium au classement général. Seul manquement : il n'aura pas réussi à glaner de victoire. Mais sa vitesse n'est plus à démontrer. Maintenant, ce qui va être important, ce sont les longs relais qu'impose la F2. S'il réussit à maîtriser cet exercice, le duo avec Drugovich pourrait être flamboyant.



On a en tête deux autres pilotes qui pourraient bien nous surprendre, mais avec moins d'étincelles, principalement à cause de leurs équipes qui s'annoncent être moins performantes. Olli Caldwell, 8e de la FIA F3 2021, avec une victoire à la clé, débarque en F2 avec un certain potentiel. Pas de quoi jouer des victoires, sûrement pas des podiums, mais on ne serait pas surpris de le voir se démarquer de temps en temps.


Enfin, Ayumu Iwasa. Le pilote nippon sera lui chez DAMS, qui a malheureusement bien perdu de sa superbe depuis quelques années. Auteur d'une saison 2021 correcte, avec une victoire et un podium, il reste l'un de ses pilotes dont le talent tarde à réellement éclore. Il a démontré qu'il avait du potentiel dès ses débuts en FFSA F4, et depuis, c'est couci-couça. Qui sait, peut-être que l'ascension en F2 lui permettra de se révéler.



Ceux dont on n’attend rien

Ils sont malheureusement beaucoup cette année à ne pas susciter des grandes vagues de passion... Des pilotes « payants » aux pilotes dont on ne sait pas comment ils ont atterri en F2, c'est malheureusement le lot d'un plateau fourni comme celui de la Formule 2.



Pour parler de ceux qui ne procurent rien, mais qui pourront tout de même se montrer, on va commencer par Ralph Boschung. Le Suisse entamera sa sixième saison de Formule 2. On se rapproche des records... Malgré tout, il a montré l'an dernier une légère marge de progression, et pourrait s'inviter dans les points, voire, avec quelques circonstances en sa faveur, sur un ou deux podiums. Même si on n'y croit pas trop.



Dans la même veine, on peut parler de Richard Verschoor. Alors pour lui, on a un peu plus d'attentes tout de même, puisque le Néerlandais est tout de même meilleur. Mais c'est son équipe qui pourrait lui rendre la tâche très difficile. Car il faut dire ce qui est, la Trident en Formule 2 est une barquette... Et par conséquent, on n'a aucune attente sur son coéquipier non plus, à savoir Calan Williams.



On va commencer à être désagréable, donc on va faire court. Pêle-mêle, les autres pilotes n'ont pas la moindre attente de notre part. Que ce soit un Marino Sato désastreux, présent pour ses sponsors pour pallier le départ de Guanyu Zhou chez Virtuosi, ou Roy Nissany qui est également là pour la mallette qu'il apporte chez Dams. Le duo de chez VAR semble lui aussi destiné au fond de grille, avec Jake Hughes et Amaury Cordeel, dernier représentant francophone de la grille.



Allez, pour terminer sur une meilleure note, on va parler du duo de chez Charouz : Enzo Fittipaldi et Cem Bölükbasi. Là aussi, aucune attente sur ce duo, avec une voiture désastreuse. Cependant, les deux pilotes peuvent démontrer quelques bonnes choses, et tirer l'équipe vers le haut. Alors on ne sera pas sur des podiums, des victoires, et des points réguliers, mais qui sait. Aucune attente sur ce duo, mais on n'est pas à l'abri de bonnes surprises.



Pré-Grille Juniors : FIA F2.

Avec une revue quasi intégrale de la grille, on peut se pencher désormais sur la première manche de la saison, à Bahreïn. Un retour sur un tracé que le paddock connaît des années précédentes, mais aussi et surtout des centaines de tours réalisés plus tôt ce mois-ci dans le cadre des essais d'avant-saison.


Cependant, inutile de prendre ces essais et leurs chronos en considération, tant, comme très souvent au haut niveau, les tests sont trop différents d'un pilote à l'autre, et les résultats ne veulent pas dire grand-chose. Alors qui faudra-t-il attendre ? Misons sur Pourchaire, Vips, Hauger et Lawson. Ce sont, selon moi, les quatre pilotes qui seront les plus aptes à se disputer la pole, puis la victoire en course principale. En tout cas, on débarque presque dans l'inconnu, et c'est certes très déstabilisant pour écrire ce genre d'article, mais terriblement excitant en tant que fan de sport automobile !


Programme.

VENDREDI

Essais libres – 10h30

Qualifications – 17h20 – CANAL+ Décalé

SAMEDI

Course 1 – 17h30 – CANAL+ Décalé

DIMANCHE

Course 2 – 11h30 – CANAL+



Le pronostic.

Allez, on va se mouiller cette année. FORMULA-Prono est de retour, avec très certainement des paris qui ne tiendront pas la route une seule seconde, mais c'est ce qui fait notre charme...! Je pense que Théo Pourchaire pourra aller s'imposer en fin de saison, pour la simple et bonne raison que je ne vois pas les autres être sur une même constance. Mais il faudra attendre l'ultime meeting, puisque la lutte sera acharnée avec... Liam Lawson. Jüri Vips complètera le podium, et Dennis Hauger, dans une première saison très bonne, terminera 4e. Côté francophone, Novalak aura sa place dans le Top 10, et Boschung nous offrira un ou deux beaux résultats. Pour clôturer sur les francophones, Amaury Cordeel terminera la saison grâce à son sponsor, et uniquement grâce à son sponsor... Enfin, niveau déception, je pense qu'une énorme partie de la hype autour du Turc Cem Bölükbasi retombera très vite.

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